02.09.2010

PRESBYTIE ET MYOPIE POLITIQUES

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vision-politique1.jpgComme chacun le sait, la presbytie est un trouble de la vision bénin qui peut apparaître de façon brutale ou progressive chez tout individu. Elle rend difficile la focalisation de la vision pour lire ou effectuer un travail de près. Elle fait partie de ces phénomènes qui altèrent la netteté des images perçues en dépit de leur proximité. Ce n'est pas une maladie mais un processus de vieillissement normal de l'œil dont le cristallin, lentille biconvexe, se sclérose en se durcissant.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que si cette défaillance constitue un handicap relativement mineur chez le quidam qui peut toujours recourir à des solutions techniques éprouvées pour corriger sa vue, cette dernière devient très vite beaucoup plus préoccupante lorsqu’elle atteint la vision politique, provoquant du même coup une mauvaise perception des réalités économiques et sociales.

Car le problème prend alors une toute autre dimension.
D’autant que la presbytie s’accompagne souvent de myopie qui empêche cette fois de discerner avec netteté les perspectives de développement, autrement dit l’horizon.
Or le politique doit avant tout être visionnaire.

vision-politique2.jpgEn vertu des pouvoirs qui lui sont conférés, il doit en effet savoir prendre - au vu de ce qui est - les bonnes décisions au bon moment ; fixer avec ses ministres les grandes orientations de son mandat ; hiérarchiser et dessiner des projets qui donnent au peuple qui l’a démocratiquement élu espoir dans le présent et dans l’avenir de la société.

Or, depuis quelques temps, on sent comme un flottement au niveau du champ de vision politique.
Les grandes idées présentées au départ se perdent dans le flou qu’il s’agisse de celles consistant à: rendre chaque Français propriétaire de son logement ; travailler plus pour gagner plus ; relocaliser les unités de production sur le territoire national; revenir au plein emploi; booster recherches et innovation...

Nos politiques seraient ils frappés de presbytie et de myopie pour qu’ils ne distinguent plus ce qui devrait apparaître assez clairement sous leur nez comme des priorités de ce qui appartient à un avenir plus lointain?

Faut-il qu’on les équipe de double foyers pour qu’ils se penchent sur ce qui apparaît en première lecture indispensable, plutôt que de porter des regards fuyants sur des perspectives beaucoup plus éloignées du quotidien ?

La chronique audio invite à y voir plus clair.

26.08.2010

POLO CUP 2010 DE DEAUVILLE COMME SI VOUS Y ETIEZ

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AWI vous invite en exclusivité à suivre l’un des matches de polo qui se sont déroulés sur l’hippodrome de Deauville-La Touques mi-août 2010.
polo-run2.jpgPlutôt que de vous proposer l’interview de joueurs ou encore celle de Philippe de Nicolay, l'actuel Président du Polo de Deauville, nous avons pensé intéressant de vous faire goûter, comme si vous y étiez, l’ambiance qui règne lorsque deux équipes s’affrontent : en l’occurrence l’équipe Polo de Deauville contre l’équipe HB Polo Team. Toutefois, notez que les photos qui illustrent ce reportage audio ont pour leur part été prises lors du match qui opposait l’équipe Talandracas à l’équipe Paprec.

Le polo est un jeu extrêmement rapide. Il exige à la fois une grande maîtrise de l'équitation, de l'adresse et ce sens de la discipline de groupe propre aux sports collectifs.
Chaque joueur de Polo est titulaire d'un handicap de – 4 à +10 qui caractérise ses qualités de joueur. Les débutants commencent au handicap - 4 et les meilleurs joueurs mondiaux culminent au handicap 10. Le niveau d’un tournoi est déterminé par la fourchette des handicaps des équipes admises à participer. A titre d’exemple, le tournoi annuel de Deauville est de niveau 18/22 goals.

Les commentaires que vous entendrez en écoutant les séquences audio que nous avons sélectionnées vous donneront certainement l'envie d'assister à un match.
polo-run5.jpgCoupe d’Argent ou coupe d’Or , il ne vous reste plus que quelques jours pour savourer le même plaisir que nous, cette Polo Cup de Deauville se terminant le 29 août.

24.08.2010

IMPRESSIONNISME : UN MOUVEMENT SANS ECOLE

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Avec plus de 27.000 visiteurs en moins de trois mois, dont plus d'un tiers d'étrangers, à l'occasion de l'opération "Normandie impressionniste", le Musée Eugène Boudin, situé en plein coeur de la cité médiévale de Honfleur enregistre, en cet été 2010, un véritable record d'affluence.

En effet, l'impressionnisme, un mouvement sans école trouve ici sa place dans une exposition qui a le mérite de s'ouvrir aux peintres qui ont précédé cette période phare comme à ceux qui "fauvistes" et"cubistes" s'en sont par la suite fortement inspirés.

bergeret2-awi-flash.jpgC'est d'ailleurs la raison pour laquelle Anne-Marie Bergeret, Conservatrice en chef des Musées de Honfleur que nous avons rencontrée au Musée Eugène Boudin, souhaite qu'on comprenne pourquoi l'exposition est intitulée " Honfleur, entre tradition et modernité" qui couvre la période allant de 1820 à 1900.

La Ferme Saint-Siméon qui fût le lieu de rendez-vous des peintres impressionnistes qui illustre l'entretien ne doit donc rien au hasard.

En effet, dans les année 1820-1840 , les peintres : Paul Huet, Xavier Leprince, Eugène Isabey... puis les paysagistes de Barbizon qui fréquentent assiduement l'auberge Saint-Siméon ou les hauts de Villerville : Constant, Troyon, Charles Daubigny, Camille Corot, Louis Français ainsi que Gustave Courbet impriment leur vision. Ce sont eux qui inspirent la génération suivante, précurseurs de l'impressionnisme : Eugène Boudin, Alexandre Dubourg, Johan-Barthold Jongking qui, à leur tour, offrent leurs conseils aux jeunes impressionnistes dont Claude Monet.

Mieux que les dogmes ou l'enseignement d'une école, l'amitié forge des liens entre ceux hommes. Eugène Boudin est certainement, autour des EB- conversation-plage-trouville.jpgannées 1860, un élément fédérateur. Après les impressionnistes : Monet, Pissaro, Henri Guérard, Adolphe-Félix Cals, Alfred Stevens, Georges Seurat.... les peintres "nabis" travaillent eux aussi à Honfleur ou dans les environs proches : Edouard Vuillard séjourne régulièrement pendant de longues années entre Vasouy et Villerville; Félix Vallotton passe ses étés, pendant plus de vingt ans, sur le plateau de Grâce dans une maison ouverte aux invités illustres. Les peintres " fauves" ont aimé Honfleur et viennent, par le bateau du Havre : Raoul Dufy, Othon Friesz, Henri de Saint-Delis. Et au milieu du XXe siècle, Honfleur inspire toujours les artistes qui viennent souvent d'autres régions de France voire de l'étranger : Fernand Herbo, Paul-Elie Gernez, Jean Dries, Celso Lagar, Emilio Grau-Sala, Ernest-Kosmowski, André Hambourg, sans oublier Georges Braque.

Ce sont ces artistes venus d'horizons très différents qui ont nourri l'histoire de la peinture de paysage. Ils étaient déjà écologistes avant l'heure, comme pour réagir aux tumultes d'époques qui allaient connaître d'importantes mutations dues entre autres à l'industrialisation, à l'arrivée du chemin de fer. C'est à cette découverte que vous invite Anne-Marie Bergeret interviewée par Patrick Gorgeon.