22/08/2011

EUTHANASIE : DU SERMENT D’HYPOCRATE AU SERMENT D’HYPOCRITE

podcast
A l’origine, le Serment d’Hypocrate, code de bonne conduite des professionnels de santé, précisait : « Je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion »

Réactualisé en 1996 par le professeur Bernard Hoerni afin de tenir compte des évolutions des techniques médicales, notamment en ce qui concerne le concept d'acharnement thérapeutique, ce serment tentait « de mettre de l’eau dans la ciguë » précisant :« Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. » avant d’ajouter : « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. »

En 2005, la loi sur l’euthanasie dite passive en remettait une couche en accordant, dans certains cas (sic) , l’arrêt des traitements et l’administration de médicaments anti-douleurs à des doses pouvant être mortelles.

Mais contrairement à ce que semble penser Valérie Pécresse, ministre de la République, la France n’est pas uniquement confronté à une mauvaise application de cette loi.
Car entre la théorie et la réalité des faits, il existe un fossé dont on ne peut mesurer la nature et l’importance que lorsqu’on se trouve, selon l’expression consacrée « au pied du mur. »

Et l’affaire récente que met en lumière le cas du docteur Bonnemaison, ce médecin urgentiste de l’hôpital de Bayonne, soupçonné d’avoir mis fin à la vie de plusieurs patientes, a le mérite de relancer le débat sur ce sujet extrêmement délicat. Un sujet sur lequel AWI fidèle à sa devise « Regarder les réalités en face et donner de la voix « à souhaité revenir aujourd’hui

Écrire un commentaire